Voilà plusieurs mois que le cahier de vacance #1 doit voir le jour. Ne parvenant pas à trouver l’espace disponible il existe pour l’instant sous la forme d’une pochette réunissant divers documents qui devraient servir à sa composition. Nous ne nous sommes pas inquiétés voyant, dans l’incapacité à faire advenir le numéro, l’épreuve même de la vacance, et un possible pour faire exister les numéros suivant en laissant les numéros précédents disponibles, pour faire ou ne pas faire.

Les circonstances font que la mise en ligne de certains des documents de la pochette s’est mise à faire sens entre autres par correspondance avec les espaces depuis lequel se fabriquent les cahiers. Cela ouvre un possible, celui de faire exister ce nouveau cahier numériquement sous une forme qui ne sera pas nécessairement celle que prendra, si elle advient, la forme papier. Si elle venait effectivement a ne pas voir le jour, cet espace sera la trace, partielle, fragmentaire de ce numéro suspendu dans sa pochette, elle sera authentiquement la vacance faisant exister ce qui n’existe pas.

Bienvenue dans le cahier de vacance (numérique) #1

ET SI LA RECHERCHE ÉTAIT UNE CABANE

Les 29 et 30 août 2024 avait lieu deux jours de séminaire réunissant des praticien·nes chercheur·e autour du motif suivant : « Disponibilité : Sentir-penser nos nécessités ». Je m’y suis rendu avec quelques feuilles pour prendre des notes et dans la poche de mon short estival le petit livre jaune de Mariel Macé : « Nos Cabanes ». En cette fin d’été, j’avais aussi, dans un coin de ma tête, l’envie et l’idée de cheminer autour de l’histoire d’une cabane. Une cabane avec laquelle j’ai le sentiment de faire recherche (en friche) depuis plusieurs années maintenant.

En ouverture de ces deux jours, il est fait mention du travail de master 2 d’Hélène Tanné (https://en-corecherche.net/helene-tanne/), dont l’intitulé m’attrape à ce sujet : « Et si l’atelier était une cabane». Cet intitulé, que je prends en note, m’inspire un léger décalage : Et si la recherche était une cabane. Une question qui prendra de la consistance tout au long des deux jours, avec la proposition de faire insister ce « et si » faisant l’hypothèse de l’hypothèse pour sentir-penser nos nécessités.